Carrefour et son greenwashing

Publié le par BIOMAN

Voici l'extrait d'un article publié sur le blog de L'express :  Carrefour, les OGM et le nouveau directeur de la communication.

 

Le 25 octobre 2010, l’Express en ligne publiait un article dont voici le premier paragraphe :

Les associations écolo applaudissent la décision du groupe: ce logo est une première dans la grande distribution.

La décision du groupe Carrefour d'apposer un étiquetage "Nourri sans OGM" sur 300 produits a recueilli l'approbation de militants comme José Bové: le député européen se réjouit de ce "signal important" pour les consommateurs. "Cela doit être une incitation pour l'ensemble de la grande distribution à avoir la même attitude", a-t-il souhaité, avant d'ajouter que "Cela veut dire que le «sans OGM» n'est pas réservé à une élite".

Ensuite, il était dit que Greenpeace se réjouissait de cette décision allant dans le sens du combat mené par Arnaud Apoteker.

A peine plus d’un mois plus tard, Arnaud Apoteker est devenu Directeur de la Communication du groupe Carrefour.

Le problème n’est pas le changement de statut socioprofessionnel d’Apoteker, après tout c’est son droit à notre scientifique militant, et il n’y a rien là de choquant dans la mesure où Carrefour est bien engagé dans le sens des campagnes menées par Greenpeace et Arnaud Apoteker. Voire… Car il y a le marketing, la communication commerciale… et les espoirs militants.

Hélas, l’expérience montre que les très grosses entreprises savent « récupérer » l’image de marque de telle ou telle personnalité, et petit à petit faire de cette dernière un agent solidaire du discours officiel du groupe ou de la holding… jusqu’à insensiblement en faire un agent de lobbying particulièrement crédible. Énoncer cela de cette façon est évidemment faire un procès d’intention à A. Apoteker. A la limite, cela pourrait friser la plainte en diffamation…

En fait, je (ne) parle ici (que) d’un RISQUE et seulement de cela. Gageons que, si cela se noue petit à petit, Apoteker saura le sentir et dénoncer son contrat. Je dis cela d’autant plus librement que je ne suis pas convaincu de la dangerosité alimentaire des produits issus de la culture de PGM (plantes OGM)… C’est beaucoup plus l’aspect environnemental qui m’inquiète quant à certaines filières de culture ou de production de semences OGM (continuité de discours du présent blog). Mais là, c’est le domaine de l’agriculture et non plus de la consommation alimentaire.

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