Ou l'on apprend que nous avons peut-être mangé du boeuf cloné, que la vache folle va peut-être revenir et que les OGM ont été autorisé en douce cet été !!!

Publié le par genetiquementmodifies.over-blog.com

C DANS L'AIR SUR FRANCE 5

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La controverse entre pro et anti-OGM se durcit en France. Quelques semaines après la décision du gouvernement, en juillet, d’autoriser la commercialisation pour dix ans de trente-huit variétés de semences de maïs transgéniques, et ce, en dépit de la suspension des cultures génétiquement modifiée sur le territoire depuis 2008, une opération d’arrachage soulève un tollé. 

Soixante-dix pieds de vignes transgéniques ont ainsi été saccagés, dimanche 15 août 2010 vers 5 h du matin, par une soixantaine de militants opposés aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Il s’agissait d’un champ expérimental de l’Institut national de la recherche agronomique, situé à Colmar, dans le Haut-Rhin. Malgré les clôtures et le signal d’alarme, les faucheurs ont eu le temps d’achever leur travail de destruction avant d’être appréhendés, sans aucune résistance, par les gendarmes et les policiers. 

Une action qui a suscité indignation et condamnation au plus haut niveau de l’Etat. Dans un communiqué commun, les ministres de l’Ecologie, de la Recherche et de l’Agriculture se disent "choqués de cet acte de dégradation scandaleux contre un essai exemplaire". "Ces recherches ne représentaient aucun risque, ni pour la sécurité sanitaire ni environnementale", assurent-ils, et étaient destinées à mieux comprendre le système immunitaire de la vigne, et notamment contre le virus du "court-noué" qui touche les cedps dans le monde entier et pour lequel il n’existe à ce jour aucun traitement. 

Le président de l’unité de Colmar de l’INRA, Jean Masson, excédé par cette opération qui frappe un site déjà touché de la même façon en 2009, a annoncé son intention de porter plainte. "On travaille pour le public, on travaille pour les enfants, on travaille pour les étudiants, pour la connaissance scientifique dans un établissement public", a-t-il lancé au micro de France Info. Ajoutant : "Il n’y a aucune intention de commercialisation : c’est juste de la recherche pure, libre, avec vos impôts, que ces malades viennent détruire. C’est sept ans de travail foutus en l’air", a-t-il affirmé. 

Pour leur défense, les militants mettent en avant la dangerosité et l’inutilité de ces essais. Dans un communiqué, ils expliquent que les "champs d’expérimentation d’OGM sont le premier pas d’une démarche commerciale visant à imposer des cultures actuellement non autorisées, et surtout non plébiscitées, ni par la population ni par les professionnels". 

Les Verts d’Alsace - qui apportent leur soutien aux arracheurs - estiment eux que "l’agriculture se trouve aujourd’hui confrontée à un choix stratégique fondamental : continuer dans l’impasse productiviste, en accroissant sa dépendance à l’égard des firmes multinationales de l’agrochimie et de la génétique, ou bien s’appuyer sur le développement des mécanismes naturels biologiques aujourd’hui mal connus au plan scientifique et qui nécessitent un effort absolument prioritaire en termes de recherche publique". 

Un débat qui est loin d’être clos. Objet de discorde en France, les OGM sèment également la zizanie dans l’Union européenne. Les Etats membres n’ayant pas réussi à trouver un consensus sur le sujet en juin dernier, la Commission européenne a décidé, le 28 juillet 2010, l’autorisation de six nouveaux maïs OGM, destinés surtout à l’alimentation animale mais également humaine. En mars dernier, elle avait également donné son accord, pour la première fois depuis douze ans, à la culture d’une pomme de terre OGM. 

Des frites transgéniques dans nos assiettes ? Pas dans l’immédiat. Le tubercule génétiquement modifié, nommé l’amflora, autorisé par Bruxelles est destiné à l’usage industriel, pour son amidon, et à l’alimentation animale. Relayant l’inquiétude des écologistes et des consommateurs européens, le Parlement européen a réclamé un étiquetage spécial pour les aliments issus d’animaux nourris aux OGM. Il s’est également prononcé pour l’interdiction, à titre préventif, de toute commercialisation de viande ou de lait issu d’animaux clonés ou de leur descendance, alors qu’Outre-Manche un fermier écossais a soulevé la polémique en affirmant avoir importé du bétail cloné puis vendu ses produits (viande et lait).

Autorisée aux Etats-Unis depuis 2008, la vente de viande et de produits générés à partir de clones et de leur progéniture nécessite, en Europe, une autorisation spécifique de mise sur le marché. A ce jour, aucune demande n’aurait été faite dans ce sens.

Publié dans Science

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